« Il faut une aide internationale pour répondre à la situation humanitaire dramatique », déclare Pittella à propos du Nigéria

The S&D Group in the European Parliament strongly condemns the ongoing and increasingly disturbing violence in Nigeria and in Kenya

Malgré les efforts encourageants du gouvernement nigérian nouvellement élu, la crise humanitaire dans le Nord du pays devient de plus en plus inquiétante. En effet, Boko Haram poursuit ses agressions envers la population civile alors que l’armée lance des actions contre le groupe terroriste. Plus de 1,5 millions de personnes ont été déplacées, 4 millions sont en situation de famine aigue, tandis qu’au cours des deux dernières années, 200 000 personnes ont cherché refuge dans des pays voisins déjà fragilisés.

Gianni Pittella, chef de file du Groupe des Socialistes & Démocrates au Parlement européen, a déclaré ceci : 

« L’extrémisme radical constitue une menace mondiale qui nécessite une solution mondiale. Boko Haram n’est pas un problème nigérian ou africain, c’est aussi notre problème. Si le gouvernement du Nigeria est le responsable premier de la lutte contre Boko Haram et de l’assistance humanitaire aux personnes en souffrance dans son pays, il a besoin d’un soutien international beaucoup plus affirmé. »

« Dans cette optique, le Groupe S&D organisera en décembre 2015 une Semaine de l’Afrique au Parlement européen. J’ai proposé au président du PE Martin Schulz d’inviter le président nouvellement élu du Nigéria, Muhammadu Buhari, à s’adresser durant cette Semaine à la session plénière du parlement. »

Enrique Guerrero Salom, viceprésident du Groupe S&D et rapporteur permanent du Parlement européen pour l’aide humanitaire, a indiqué ce qui suit :

« En ce moment, notre priorité doit consister à apporter une assistance à la population et à planifier le retour des personnes déplacées. S’il s’agit avant tout d’une responsabilité gouvernementale, nous devons soutenir les efforts déployés et nous engager à intensifier notre assistance. Dans cet esprit, nous saluons l’apport financier supplémentaire de 21 millions d’euros promis par le commissaire européen à l’Aide humanitaire Christos Stylianides, après sa récente visite dans la région. »

« Par ailleurs, nous ne devons pas oublier que cette crise nécessite une solution régionale, qui implique l'ensemble des pays concernés, en particulier le Cameroun, le Tchad et le Niger. »