La Commission ne doit pas relâcher la pression sur le gouvernement polonais concernant l’État de droit

Poland  and EU flag - rule of law democracy

Lors d’un débat au Parlement européen, le Groupe S&D a exhorté la Commission européenne à ne pas relâcher la pression sur le gouvernement polonais concernant les réformes du système judiciaire mises en œuvre.

Udo Bullmann, président du Groupe S&D, a déclaré ceci :

« La Pologne fait partie intégrante de l’UE. Au cours de ces 14 années d’adhésion, le pays a accompli des progrès incroyables, tant politiques qu’économiques. Or, ces progrès s’adossaient à un fondement d’institutions fortes et indépendantes. Qui sont actuellement menacées. En effet, la Commission européenne et de nombreux autres observateurs indépendants considèrent les modifications récentes du système judiciaire comme une menace à l’État de droit et l’indépendance du pouvoir judiciaire. Cette situation a des conséquences non seulement pour la Pologne, mais pour l’UE dans son ensemble. »

« Or, la Commission européenne est la gardienne des traités de l’UE. À ce titre, elle doit intervenir lorsqu’elle constate que l’État de droit est menacé dans un État membre quelconque. Voilà pourquoi nous avons résolument soutenu la décision de la Commission européenne de lancer les procédures de l’article 7, en décembre de l'année passée. Toutefois, nous sommes profondément inquiets au sujet des rumeurs selon lesquelles le parti conservateur PPE exercerait des pressions sur la Commission pour abandonner ces procédures, dans l’espoir d’obtenir le soutien politique du gouvernement polonais. La Commission joue un rôle essentiel et non politique dans la protection des traités de l’UE. Dans cet esprit, nous exhortons le Groupe PPE à déclarer clairement qu’ils ne tentent pas de changer cela pour un vulgaire avantage électoral. »

 

Josef Weidenholzer, eurodéputé et viceprésident du Groupe S&D, a ajouté ceci :

« Les tentatives du gouvernement polonais de politiser le judiciaire nous inquiètent. En conséquence, nous l’exhortons à adopter enfin pleinement les recommandations de la Commission pour mettre fin à cette crise. Cependant, les concessions présentées jusque-là sont largement superficielles et ne touchent pas aux problèmes fondamentaux induits par les changements. Nous interpellerons donc directement le premier ministre polonais à ce sujet, lorsqu’il se présentera devant le Parlement européen en juillet. »

« Nous sommes au côtés de la population polonaise qui se bat pour protéger sa démocratie. Dans cet esprit, nous exhortons la Commission à ne pas abandonner cette population et à maintenir la pression sur le gouvernement, afin qu’il change de cap. »