« La liberté de circulation doit s'appliquer durant la période de transition », rappelle Gualtieri à May

Roberto Gualtieri and Teresa May, Brexit talks in UK

Roberto Gualtieri, eurodéputé et porteparole du Groupe S&D pour le Brexit, rencontrait ce 9 février la première ministre britannique Theresa May, pour discuter des derniers développements concernant le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Outre la première ministre May, M. Gualtieri a également rencontré le chancelier de l'Échiquier Phillip Hammond, la ministre de l’Intérieur Amber Rudd, le ministre du Cabinet David Lidington, ainsi que le secrétaire d’État à la sortie de l’UE David Davis.

 

L’eurodéputé S&D Roberto Gualtieri a commenté ces rencontres comme suit :

« Nous sommes à un moment critique des négociations du Brexit. Si nous avons réalisé un accord positif en décembre, concrétisé par le rapport conjoint, à présent celui-ci doit se traduire de manière cohérente dans le projet de traité de retrait. Des progrès doivent aussi être réalisés concernant les dispositions transitoires, afin de pouvoir démarrer aussi vite que possible les discussions sur les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni. »

« Nous avons eu un échange de vue franc et ouvert sur ces sujets, conduit dans un esprit constructif. Dans ce contexte, les droits des citoyens restent la priorité clé du Groupe S&D. Je suis donc heureux d’avoir reçu des engagements clairs tant de la première ministre Theresa May que de la ministre de l’Intérieur Amber Rudd, sur le fait que les procédures administratives pour obtenir le droit de résidence seront simples, conviviales et n’excluront aucun citoyen éligible. Elles ont confirmé que ce processus sera une formalité, sauf pour les cas exceptionnels. Il s’agit d’une priorité pour le Parlement européen, et nous suivrons cette question avec beaucoup d’attention. »

« Par ailleurs, j’ai soulevé la question des partenaires futurs, qui doivent être couverts par l’accord final. J’ai souligné l’importance de la présence d’une autorité nationale indépendante et forte, capable de soutenir les citoyens et d’agir en leur nom, y compris devant les tribunaux du Royaume-Uni. Enfin, j’ai souligné qu'aux yeux de Parlement européen les règles actuelles concernant la liberté de circulation s'appliquaient durant la période transitoire. »

« Au sujet de l'Irlande, nous devons trouver une solution applicable, qui empêche la mise en place d’une frontière physique. Cela faisait partie de l’accord de décembre : le Royaume-Uni s’était engagé à assurer l’alignement réglementaire complet de l’Irlande du Nord sur la République d’Irlande, sauf accord des deux parties sur une nouvelle solution. Or, il faut que cet engagement se traduise en texte de loi. »

« En ce qui concerne les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni, nous attendons toujours de ce pays une position précise sur sa conception en la matière. Nous sommes favorables à un partenariat aussi étroit que possible, y compris dans des domaines comme la sécurité intérieure et la défense. Toutefois, toute solution nécessite un équilibre approprié entre droits et obligations, et devra respecter l’intégrité du marché unique et l’autonomie de l’ordre juridique de l’UE. Car seule l'appartenance au marché unique et à une union douanière peut garantir un commerce totalement sans accrocs. »

« Enfin, j’ai souligné qu’une autre priorité du Groupe S&D consistait à veiller à l’absence de nivellement par le bas, après le Brexit, en matière de droits des travailleurs, protections environnementales et impôts, La première ministre et le chancelier m’ont assuré qu’ils souhaitaient maintenir des normes élevées et une économie de style européen. C’est positif, d’autant plus que j’ai précisé que nous n’approuverons aucun accord final susceptible de saper le modèle social de l’UE ou d'abaisser ses normes. »