« Cessons d’être surpris à chaque fuite - le Conseil doit enfin agir contre les paradis fiscaux et l’évasion fiscale », déclare Pittella

Trees on small island and words eradicate tax havens

Ce 14 novembre, le président du Groupe S&D Gianni Pittella exhortait les gouvernements de l‘UE à prendre enfin des mesures décisives contre la fraude et l’évasion fiscales en Europe. Le président Pittella intervenait lors du débat en plénière du PE, à Strasbourg, au sujet de la dernière fuite dite des Paradise Papers.

 

Gianni Pittella a déclaré ce qui suit : 

« Luxleaks, Panama Papers, et à présent les Paradise Papers : il n’y a vraiment plus de quoi être surpris, ni plus rien de neuf à découvrir. C’est le même vieux cancer de nos économies : la fraude, l’évasion et l’évitement fiscaux. Alors que l’austérité était imposée à une série d’États membres, il est honteux que de nombreuses grandes entreprises et citoyens privés cachaient leur argent dans des paradis fiscaux, afin d’éviter de payer leur part d’impôt équitablement dû pour financer nos sociétés. »

« Or, nous dénonçons cette situation depuis le début de la présente législature. Aujourd’hui, nous autres Socialistes & Démocrates sommes prêts à aller plus loin. Nous avons en effet demandé la création d’une commission spéciale du Parlement européen. »

« ‘Il est vrai que la Commission a tenu ses engagements en présentant des réformes importantes, comme la tenue d’une comptabilité publique pays par pays. En effet, les impôts doivent être payés où les bénéfices sont réalisés. Grâce à la contribution cruciale de notre Groupe, le PE a également adopté cette position. Dans ces conditions, qu’attend le Conseil pour agir à son tour ? Que font les États membres ? »

« Il s’agit d’élaborer une définition claire et crédible des paradis fiscaux. En effet, la liste actuelle créée par l’Organisation pour la coopération et le développement économique ne comprend qu’un seul pays : Trinité-et-Tobago. Comment peut-on créer une liste d’un seul pays ? En plus, pour être crédible ce type de liste doit être associé à des sanctions à l’encontre des pays repris. »

« Dans ce contexte, qu’attend le Conseil pour éradiquer l’injustice qui frappe les citoyens de l’UE à chaque nouveau scandale révélé par la presse ? La crédibilité de l’UE est en jeu. Nous pouvons faire plus. Nous voulons faire plus. Il est grand temps que le Conseil de l’UE agisse. »