L’UE, bon voisin

The EU as a good neighbour

Pour favoriser la stabilité et la prospérité aux frontières de l’UE, nous devons étendre son influence en renforçant la démocratie et l’État de droit au-delà des pays envisageant de la rejoindre. Les changements en cours dans la Méditerranée Sud, l’instabilité et les conflits gelés dans le voisinage oriental exemplifient les problèmes auxquels l’UE est confrontée.

 

Le voisinage oriental, l’Ukraine, le Bélarus et le Caucase du Sud

Les S&D estiment que l’UE doit user de son influence pour promouvoir la démocratie et les processus démocratiques dans son voisinage oriental, particulièrement en ce qui concerne la transparence du financement électoral et la protection de la liberté des médias. Cette tâche difficile nécessite la création d’une plate-forme de dialogue dans un esprit de partenariat amical.

En ce qui concerne l’Ukraine, nous avons une position équilibrée et constructive : tout en soulignant nos inquiétudes au sujet de la justice sélective et des violations de l’État de droit, nous défendons les aspirations européennes de la population ukrainienne. L’accord d'association négocié doit être signé sans délai. Dans le même esprit, nous soutenons les ambitions de la Moldavie, de la Géorgie et de l’Arménie, que nous souhaitons ancrer plus fermement à l’UE par leur engagement envers celle-ci.

Les S&D ont joué un rôle moteur dans les initiatives de l’UE envers le Bélarus. Les objectifs immédiats sont d’obtenir la libération et la réhabilitation des prisonniers politiques ainsi que de renforcer le respect des droits de l'homme dans le pays. Nous pensons que l’UE doit consolider les contacts et la communication interpersonnels avec les forces de l’opposition et la société civile du Bélarus. Nous soutenons sans réserve le dialogue européen avec le Bélarus au sujet de la modernisation et nous espérons que cette initiative aboutira à des résultats concrets.

Nous avons également milité pour un rôle plus actif  de l'UE au Caucase du Sud. La guerre de 2008 entre la Géorgie et la Russie a bien montré qu’on ne pouvait plus ignorer les tensions dans la région. Nous avons soutenu fermement EURONEST, la nouvelle composante parlementaire du Partenariat oriental, qui a contribué à l’établissement de relations de confiance entre parlementaires d'Arménie et d’Azerbaïdjan.

 

Le voisinage Sud, la Syrie et le Moyen-Orient

A la suite du printemps arabe, les S&D ont tendu la main aux partis sociaux-démocrates et aux mouvements du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord qui partagent nos valeurs. Nous continuons à soutenir ceux qui ont besoin de notre aide et de notre expérience, en particulier les démocrates arabes qui luttent pour empêcher la confiscation des fruits du printemps arabe par les mouvements musulmans conservateurs. Nous avons contribué à la création en janvier 2013 du Forum social-démocrate arabe, pour encourager la collaboration régionale sur des questions importantes comme la transition démocratique, le développement économique et la justice sociale, la libéralisation du régime des visas et la mobilité et le recouvrement des avoirs volés par les anciens dictateurs et leurs régimes.

La guerre civile en Syrie nous inquiète profondément, avec la répression brutale exercée par le régime d’Al-Assad contre les civils, et la militarisation, le sectarisme et l’extrémisme qui en découlent. Les S&D demandent à la communauté internationale d’apporter une assistance humanitaire effective à la population syrienne et aux réfugiés dans les pays voisins. Nous restons opposés à toute intervention militaire extérieure ainsi qu’à la livraison d’armes en Syrie, qui ne peuvent qu’accroître la souffrance des civils et réitérer les erreurs du passé. Nous continuons à presser la communauté internationale et le Conseil de sécurité de l'ONU – paralysés par la Russie et la Chine - pour qu’ils prennent leurs responsabilités.

Les S&D sont des partisans intransigeants du droit des Palestiniens à leur État et du droit d’Israël à exister dans des frontières sûres et reconnues. Nous nous sommes prononcés contre l’accord commercial UE-Israël (ACAA) et nous avons voté contre au Parlement européen, en raison de la poursuite de la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, des violations par Israël des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés et du blocus de la bande de Gaza. Nous continuerons à pousser la Haute Représentante de l’UE aux Affaires étrangères ainsi que les gouvernements nationaux pour faire en sorte que l’UE joue un rôle sérieux et proactif dans la recherche d’une paix juste et durable au Moyen-Orient. L’UE est le principal donateur des Palestiniens et doit s’affirmer, en cette qualité, comme un acteur-clé du processus de paix au Moyen-Orient.