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Les Socialistes & Démocrates saluent la présentation par la Commission, ce 10 mai, de son deuxième document de réflexion sur l’avenir de l’Europe. Ils considèrent celui-ci comme un signe encourageant qui témoigne de la volonté de la Commission de faire de la mondialisation une priorité clé des prochaines années. En effet, le Groupe S&D s’est battu pour que la mondialisation figure au sommet du programme de l’UE. En conséquence, il se réjouit de l’inclusion dans le document de la Commission d’une série de propositions S&D.

 

Jeppe Kofod, eurodéputé et viceprésident du Groupe S&D responsable de la mondialisation, a déclaré ceci :

 

« La volonté enfin affirmée par la Commission, de s’attaquer de plein front à la mondialisation, est une bonne nouvelle. En effet, les États nations sont mal équipés pour faire face seuls aux flux de capitaux mondialisés ou à la révolution numérique. Alors que l’UE, avec ses 500 millions de citoyens et un quart du PIB mondial, est en bien meilleure position pour accorder la mondialisation à ses valeurs et la gérer au bénéfice de tous. Car la mondialisation débridée bénéficie depuis trop longtemps au petit nombre et non à la majorité. Or, si nous collaborons en tant qu’Européens, nous pouvons maîtriser la mondialisation, cueillir les fruits du rapprochement entre pays, continents et peuples, tout en protégeant les citoyens, leurs emploi et leur sécurité contre les aspects négatifs du processus. »

 

« Toutefois, le document de la Commission n’est pas assez équilibré. En effet, la Commission met trop l’accent sur les marchés et pas assez sur les gens. Or, l’UE peut et doit protéger les travailleurs européens contre la concurrence déloyale et le dumping social. Car la mondialisation n’est pas juste une question de défis et d’opportunités, comme le prétend la Commission, elle crée de vrais problèmes pour de vraies gens. L’extraterritorialisation de la production a créé des déserts industriels et de vastes poches de chômage, et la numérisation inquiète les gens au sujet de leurs emplois et encore plus de l’avenir de leurs enfants. Reconnaître l’existence d’un problème est le premier pas vers la résolution de celui-ci. Dans cette optique, il est grand temps que nous reconnaissions les conséquences négatives de la mondialisation, et qu'en réponse, nous renforcions nos marchés du travail. À cet égard, il est crucial de mener des politiques actives du marché du travail, tant dans un esprit de sécurité de l'emploi que de lutte contre les inégalités. »

« Dans ce contexte, la victoire d’Emmanuel Macron contre la position populiste, anti-UE et antimondialisation de Le Pen a créé une dynamique qui favorise la prise de mesures visant à maîtriser la mondialisation à l’échelle de l’UE. Utilisons cette opportunité avec sagesse, pour construire des sociétés résilientes, distribuer à plus grande échelle les bénéfices de la mondialisation et renforcer la croissance durable. »

 

Lire le document S&D complet sur la maîtrise de la mondialisation .

 

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